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En novembre 2021, j’ai pris la décision de quitter la France, ce pays où j’ai passé la majeure partie de ma vie. Là où j’ai fait toute ma scolarité, noué mes premières amitiés et amours, et où résidait toute ma famille maternelle. Ce choix n’a pas été simple à faire. Ma vie d’expatrié

Cette décision s’est imposée à un tournant de ma vie où il m’a fallu choisir entre ma santé mentale et la personne qui partageait ma vie depuis déjà quatre ans, mais se trouvait à près de 6 000 kilomètres. La pandémie, en bouleversant mes projets, m’a également tenu éloigné de cet être cher en raison des fermetures de frontières de nos deux pays respectifs.

J’ai pris la décision de quitter la France. En réalité, cette décision, nous l’avons prise ensemble. Loin de moi l’idée de m’attribuer tout le crédit : sans mon partenaire, cette décision n’aurait pas eut le moindre sens. Après bientôt deux ans, je mesure tout le chemin parcouru et les nombreuses difficultés et changements auxquels nous avons dû faire face.

Beaucoup d’expatriés comprendront sans doute la difficulté de devoir tout reprendre à zéro. Toutes nos habitudes sont bouleversées, au point où l’on s’accroche à tout ce qui rappelle notre vie d’avant : une baguette de pain hors de prix, une marque d’ustensiles de cuisine française (cc Le Creuset), ou tout ce que l’on peut dénicher en chemin. Malgré tout, avec courage et efforts, nous finissons par créer une nouvelle routine, développer de nouvelles relation et nous adapter à cette nouvelle vie qui exige de remplacer notre français par l’anglais de manière plus prédominante, au point d’en oublier les mots. Le permis de conduire et la voiture remplacent l’abonnement Navigo et la ligne 11 du métro.

Le plus facile étant presque de se créer un nouveau chez-soi. Un lieu qui nous ressemble enfin et où l’on se voit rester suffisamment longtemps pour vouloir s’y projeter vraiment. Malheureusement, tout cela se fait au détriment des relations avec ceux que l’on a laissés derrière. À quoi bon vivre tout cela si nos amis ne sont pas de la partie ? Le sentiment d’abandon est bien présent. On se rend compte que nos relations ne sont plus les mêmes ni à la même fréquence et que nos efforts pour les maintenir n’obtiennent pas toujours les résultats escomptés. Lorsque l’occasion de rentrer en France se présente enfin, les occasions de se revoir se font rares. On commence à douter de soi et à se dire qu’au final, s’attacher aux autres était peut-être là notre erreur. S’ensuit une période de plusieurs mois où l’on prend de la distance malgré nous, où l’on se concentre sur notre vie de l’autre côté de l’écran. Cette distance, exacerbée par les réseaux sociaux qui ne remplissent plus leur rôle de maintenir le contact, mais plutôt celui de nous faire sentir seuls dans un océan de données numériques sans profondeur puisque ne représentant pas des moments que l’on a partager ensemble, n’en devient que plus grande au fur et à mesure du temps où les contacts se raréfient.

N’étant pas de nature à baisser les bras si facilement, je me dois d’inverser la tendance. J’aspire à prendre des décisions éclairées qui m’aideront à renouer et maintenir un contact authentique avec ceux qui le souhaite, et qui, en retour, méritent toute mon attention et ma bienveillance. J’ai toujours ressenti un cruel manque de confiance en moi, et l’impression de ne pas trouver ma place dans la vie des autres. Il est temps de laisser cette vision défaitiste de côté et de me donner les moyens de me retrouver pleinement et de vous retrouver.

De ce fait, je souhaiterais profiter de cette opportunité pour vous informer que je serai à Paris entre le 5 et le 9 septembre, ainsi que du 17 au 19 septembre 2024. Vous êtes les premiers à le savoir. Toute personne lisant ce message et qui souhaiterait m’emboiter le pas est la bienvenue.

Vous pouvez m’écrire sur WhatsApp, iMessage (+1 (631) 707-2311), e-mail (julienpuglisi@outlook.com) ou directement ici dans l’onglet “Contact”.

À tout ceux qui sont dans l’attente d’une réponse de ma part, celle-ci viendra dans les prochaines heures, après une bonne nuit de sommeil.

Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au bout et vous embrasse par la même occasion.

Julien

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